Les défis et la vision pour les prochaines années à HEC Montréal
Ce texte est le fruit d’échanges riches et transparents avec des collègues professeures et professeurs, des maîtres d’enseignement, des étudiantes et étudiants, des employées et employés, ainsi que des partenaires de l’École.
Il se veut un point de départ : pour mieux me connaître, pour partager une plateforme claire et transparente, et surtout pour ouvrir une conversation collective. Cette vision n’est ni figée ni exclusive. Elle a vocation à évoluer, à s’enrichir et à se renforcer par l’écoute, le dialogue et le débat.
Je vous invite à la lire comme une proposition ouverte, et surtout à y contribuer : vos points de vue, vos critiques, vos idées et vos ambitions sont essentiels pour bâtir, ensemble, l’avenir de notre École.
Entre continuité et rupture, je propose un changement ambitieux, ancré dans notre histoire et propulsé par nos forces en recherche et enseignement. Pour chacun de ces défis, je propose un axe d’action spécifique :
Le risque d’une perte de pertinence de nos formations en gestion et de notre recherche
Dans un contexte marqué par l’essor de l’intelligence artificielle générative (IAG), les profondes transformations du marché du travail, la montée de la polarisation, l’intensification des changements climatiques et l’accroissement des inégalités sociales. Ces transformations nous invitent à repenser nos approches d’enseignement, de recherche et de transfert, ainsi que l’évolution du métier de professeur.
→ L’axe Pertinence vise à refonder nos programmes en formant davantage par compétences et en repensant nos modes d’évaluation, pour mieux répondre aux transformations des métiers et des organisations. Il porte l’ambition de faire de l’École un véritable phare en enseignement de la gestion dans ce nouveau contexte. Parallèlement, il s’agit de devenir un phare en recherche d’impact, afin d’être en mesure d’éclairer les décideurs publics, de soutenir les organisations et de nourrir le débat médiatique. Il s’agit également de faire de HEC Montréal un vecteur clé du rayonnement mondial de l’excellence du Québec.
Dans un contexte de pressions accrues sur les finances publiques universitaires, qui limitent nos marges de manœuvre et nous obligeant à prioriser l’allocation des ressources afin d’investir dans l’innovation pédagogique, la recherche, l’attraction des talents et le développement stratégique.
→ L’axe Pérennité financière vise à consolider notre financement gouvernemental, à mieux allouer les ressources limitées dont nous disposons aux activités au cœur de notre mission d’enseignement et de recherche, ainsi qu’à diversifier nos revenus afin d’assurer la stabilité, la résilience et le développement de l’École.
Le risque d’une fragilisation de la capacité de financement de l’École
Le risque d’une perte d’agilité organisationnelle ainsi que d’essoufflement et d’engagement collectif
Une vision fondée sur un cercle vertueux entre pertinence, pérennité et expérience.
En assurant notre pérennité financière, nous disposons des moyens nécessaires pour offrir une expérience de qualité, créer les conditions propices à l’accroissement de notre impact en recherche et auprès des individus, des organisations et de la société, et consolider durablement notre pertinence. Cette vision repose sur un cercle vertueux :
Être pertinente permet à l’École d’attirer des étudiant·e·s, un corps professoral de haut niveau ainsi que des membres du personnel engagés envers sa mission, tout en renforçant sa légitimité auprès du gouvernement et de la société.
Pour maintenir cette pertinence, nous devons offrir une expérience de grande qualité :
o aux étudiant·e·s, en développant des compétences distinctives et un leadership engagé ;
o au corps professoral, en lui donnant les moyens d’innover en enseignement et en recherche ;
o au personnel, en lui permettant de soutenir pleinement la mission de l’École.
Offrir cette expérience exige d’assurer notre pérennité financière, notamment grâce à une allocation stratégique des ressources et à notre capacité à diversifier nos sources de revenus.
Dans un contexte découlant de l’alourdissement des processus administratifs ainsi que de la complexité réglementaire et numérique. Cette situation érode le sens au travail et la reconnaissance du corps professoral et du personnel. Elle crée aussi un sentiment d’essoufflement collectif, tout en ayant des répercussions directes sur la qualité de l’expérience, de l’accompagnement et de la réussite des étudiant·e·s.
→ L’axe Expérience vise à transformer en profondeur l’expérience vécue par les étudiant·e·s, par le corps professoral1 et par les employé.e.s en matière de recherche, d’enseignement et d’innovation. Cela implique également de renforcer le soutien offert au corps professoral et au personnel afin de simplifier nos processus à l’interne.
[1] Par corps professoral, je considère les professeur.e.s adjoint.e.s, agrégé.e.s, et titulaires ainsi que les maitres d’enseignement.